Rencontres Photo Face à la mer de Tanger :
Les prix
& les lauréat.e.s depuis 2019
Depuis 2019, Face à la mer s’affirme comme un observatoire privilégié des écritures photographiques contemporaines. À travers ses distinctions phares, le Grand Prix, le Prix Révélation, le Prix Lumière et désormais la Bourse Magnum Learn, les Rencontres Photo de Tanger ne se contentent pas de primer des images abouties :
- elles mettent en lumière des postures d’auteurs et des prismes singuliers, capables d'interroger notre rapport au monde, aux territoires et aux récits humains.
Voici nos lauréat.e.s depuis 2019.
Accompagner, révéler, pérenniser : les distinctions
Chaque prix remplit un rôle précis dans le soutien à la filière photographique, assurant à la fois viabilité matérielle et accompagnement artistique.
Le Grand Prix (dotation : 12.000€) :
Consécration d’une démarche mature, il allie reconnaissance institutionnelle et tremplin professionnel via des dotations financières ou d’acquisitions, enrichies selon les éditions de temps de mentorat et d’accès privilégiés aux réseaux professionnels pour inscrire l’œuvre dans la durée, grâce aux soutiens privilégié de Hans Lucas et Pixtrakk.
Le Prix Révélation (3.000€) :
Véritable défricheur de talents émergents, il distingue une première étincelle d’auteur, un regard neuf en phase de structuration, offrant au lauréat la visibilité critique nécessaire à son insertion dans le circuit de l’art photographique tout en restant fidèle aux valeurs de la Fondation Yzza Slaoui que nous partageons.
Bourse MAGNUM Learn (Dotation globale : 17.450 $)
Accompagnement pédagogique de haut niveau et mentorat dédié pour soutenir le développement et la finalisation d’un projet documentaire au long cours. La bourse (voir détails) couvre l’intégralité des frais de formation, le visa, le voyage et l’hébergement.
Le participant doit pouvoir prendre en charge ses propres dépenses lors du troisième atelier en présentiel à Paris, en novembre 2027.
Le Prix Lumière (1.000€) :
Axé sur l’écriture visuelle et la maîtrise sensible du médium, il valorise une proposition où l’audace plastique et la composition ouvrent des brèches poétiques inédites. Il intègre le fond photographique de la maison Darnour, lieu incontournable de Tanger et fidèle partenaire FALM.
2025
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2025 a été décerné à Mona Favoreu pour sa série On a tué dieu au paradis
Prix :
– Une place dans la formation professionnalisante de Transmission, d’une valeur totale de 6.300 Euros
– Prise en charge de deux déplacements en France (pour le séminaire Transmission et durant la semaine professionnelle du festival Visa pour l’image 2023) + frais d’hébergement + perdiem, une dotation permise par HANS LUCAS
– Un accompagnement professionnel durant un an par HANS LUCAS incluant un espace pro en ligne et une formation interne, d’une valeur de 1.500 Euros.
– Un accompagnement par Lorenzo Virgili « TAKE YOUR PHOTO COACH » (3 séances offertes)
– Un abonnement d’un an à Pixtrakk d’une valeur de 99 Euros
Mona Favoreu
Mona Favoreu est une photographe née en 2004, qui a grandi entre Toulouse et ses deux lieux d’origine que sont la Provence et la Corse. Après une Hypokhâgne/khâgne littéraire à Toulouse, elle part en Corse se professionnaliser dans le cinéma, grâce à une licence pro « parcours image » à l’Université de Corte.
Elle réalise son premier court-métrage « Les Anges » sur la jeunesse corse à 20 ans, durant sa licence. Elle travaille rapidement sur des plateaux en tant que seconde assistante réalisatrice, assistante électricienne et photographe de plateau. Entre photographe et bénévole dans des festivals de cinéma (FEMA de la Rochelle, Lama), Mona présente son film JCC de Tunis, qui obtient le prix de la photo au festival de Lama. En novembre 2025, elle participe aux Rencontres Photo Face à la Mer de Tanger, où elle remporte le Grand Prix du festival après avoir présenté une série sur la dualité entre le sacré et la violence en Corse.
Son travail photographique est principalement inspiré des grands reporters qu’elle admire depuis petite, comme Abbas ou Chauvel. Elle emprunte également aux années 60/70 du cinéma et à sa passion pour cet art. La nostalgie et la mélancolie empruntées à la Corse, donne à ses visages leur profondeur ou leur noirceur. Cette île aux problématiques actuelles duelles et complexes sur une terre encore vierge, abrite une culture aux regards multiples.
Entretien avec Mona Favoreu, réalisé par Wilfrid Estève (radio RCF) :
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2025 est décerné à Hanane Boukili pour sa série Aid El-Kebir.
Prix :
Une exposition produite et offerte à l’auteur au Festival L’œil Urbain, de Corbeil-Essonne.
Un espace pro dans les réseaux Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Hanane Boukili
Hanane Boukili est une photographe documentaire marocaine basée à Fès. Son travail s’intéresse à la vie quotidienne, aux traditions et aux transformations sociales de sa ville, avec une attention particulière portée aux gestes, aux métiers et aux personnes qui font vivre la médina de Fès.
À travers une approche sensible et proche du terrain, elle documente les pratiques culturelles et les histoires individuelles qui participent à la mémoire collective. Son travail explore notamment la jeunesse, l’artisanat et les traditions marocaines, en cherchant à créer un regard contemporain sur un patrimoine vivant.
Son travail a été présenté dans plusieurs rencontres et festivals photographiques au Maroc et à l’international.
PRIX LUMIÈRE
FACE A LA MER
Le Prix Lumière 2025 est décerné à François Silvestre pour sa série Merci d’être passé.
PRIX « LUMIÈRE » (Dotation globale : 1 000 €)
Distinction saluant la virtuosité technique, la sensibilité à la lumière et l’engagement esthétique et plastique du corpus présenté.
Dotation directe en cash permise par la maison Dar Nour de Tanger dans le cadre de son fonds photographique.
François Silvestre Desacy
Originaire de Seine-Saint-Denis, François Silvestre Desacy est bercé par les images d’un père à l’enthousiasme contagieux. C’est sur le tard pourtant qu’il engage son parcours photographique, parallèlement à son activité de traducteur.
Sa pratique, née parmi les siens avant d’investir l’espace public, s’inscrit dans une démarche documentaire, tournée vers l’intime. Attiré par la pénombre et les univers nébuleux, il révèle ses sujets par une approche poétique, intemporelle et inquiète. Au fil de ses errances, de ses liens et rencontres, ce sont les zones troubles, l’invisible, le mystérieux qu’il questionne. Dans une quête de l’être caché, tiraillé ou disparu, de ses dessous et chemins tortueux mêlés aux siens, il invite à s’interroger et à s’évader.
François est membre du Collectif DR et basé à Marseille. Son travail a été exposé dans différents festivals (dont Zoom Photo Festival Saguenay, Les Nuits photographiques de Pierrevert, BarrObjectif, Les Nuits Photo, Présence(s) photographie, Head On Photo Festival, Les Chemins de photo).
2024
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2024 a été décerné cette année à Mouad Zerhouni pour sa série In search of Hymenaeus.
Prix :
– Une place dans la formation professionnalisante de Transmission, d’une valeur totale de 6.300 Euros
– Prise en charge de deux déplacements en France (pour le séminaire Transmission et durant la semaine professionnelle du festival Visa pour l’image 2023) + frais d’hébergement + perdiem, une dotation permise par HANS LUCAS
– Un accompagnement professionnel durant un an par HANS LUCAS incluant un espace pro en ligne et une formation interne, d’une valeur de 1.500 Euros.
– Un accompagnement par Lorenzo Virgili « TAKE YOUR PHOTO COACH » (3 séances offertes)
– Un abonnement d’un an à Pixtrakk d’une valeur de 99 Euros
Mouad Zerhouni
Né en 2002, Mouad Zerhouni est un photographe documentaire basé à Témara, originaire d’Oued Amlil, une petite ville du Maroc.
Il est attiré par les histoires liées à l’identité, la mémoire et le changement social, avec un intérêt grandissant pour l’exploration de la manière dont les gens naviguent entre foi, migration et appartenance.
À travers des projets au long cours, il aspire à documenter des récits personnels et collectifs, en capturant des réalités du quotidien souvent ignorées.
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2024 a été décerné à Charaf Lahib.
Prix :
Une exposition produite et offerte à l’auteure au Festival L’œil Urbain, de Corbeil-Essonne.
Un espace pro dans les réseaux Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Charaf Lahib
Charaf Lahib est un photographe documentaire qui vit entre Casablanca et Kelaa des Sraghna, au Maroc. Son travail explore la vie dans sa ville natale et les villages environnants.
Originaire de ces lieux, son travail est un véritable retour aux sources.
Charaf documente la vie des gens, la mémoire, les traditions et leur rapport à la terre, à travers un regard qui interroge à la fois le réel et l’invisible.
Charaf est un photographe publié. Son sujet « Red Poppy » a été publié par Zoopark Publishing à Berlin.
Son travail lui a valu une reconnaissance au travers de plusieurs prix, dont le Concours national des arts visuels en 2025.
PRIX LUMIÈRE
FACE A LA MER
Le Prix Lumière 2024 a été décerné à Laurent Demartini pour sa série Une traversée parisienne avec Joshua Coombes.
PRIX « LUMIÈRE » (Dotation globale : 1 000 €)
Distinction saluant la virtuosité technique, la sensibilité à la lumière et l’engagement esthétique et plastique du corpus présenté.
Dotation directe en cash permise par la maison Dar Nour de Tanger dans le cadre de son fonds photographique.
Laurent Demartini
Originaire de Corse, Laurent Demartini vit et travaille à Paris.
Autodidacte, ses premiers amours vont à l’écrit, puis la musique et la photographie.
« J’ai commencé à fixer des fragments de mon quotidien, mon intime, à l’adolescence, comme une quête existentielle, mémoire visuelle de ma vie et de celle de mes proches. Série au long cours qui me suit pas à pas depuis. Dans les interstices laissés, les rues parisiennes et d’ailleurs sont devenues peu à peu le terrain de jeu de mes projections intérieures, d’une pensée politique et sociale aussi, d’un regard singulier sur le monde, les gens, leur environnement. La photographie et l’écrit sont au service de ce récit intime. Toujours aux aguets, je cherche un souffle, une poésie, l’instant qui me happe et émeut, celui qui donne corps à cette narration intérieure.«
Laurent est membre de Hans Lucas depuis février 2024.
Il a été un des coups de coeur de l’Association Nationale des Iconographes aux lectures de portfolios à Visa pour l’image en 2024.
Entretien avec Laurent Demartini, réalisé par Wilfrid Estève (radio RCF) :
2023
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2023 a été décerné à Abderrahmane Ajja pour sa série Un voyage dans la nature où le temps s’arrête pour jouer.
Prix :
– Une place dans la formation professionnalisante de Transmission, d’une valeur totale de 6.300 Euros
– Prise en charge de deux déplacements en France (pour le séminaire Transmission et durant la semaine professionnelle du festival Visa pour l’image 2023) + frais d’hébergement + perdiem, une dotation permise par HANS LUCAS
– Un accompagnement professionnel durant un an par HANS LUCAS incluant un espace pro en ligne et une formation interne, d’une valeur de 1.500 Euros.
– Un accompagnement par Lorenzo Virgili « TAKE YOUR PHOTO COACH » (3 séances offertes)
– Un abonnement d’un an à Pixtrakk d’une valeur de 99 Euros
Abderrahmane Ajja
Photographe et cinématographe de 24 ans, Abderrahmane Ajja est diplômé d’une licence en image de l’ESAV Marrakech en 2023, où il a développé des compétences en réalisation de films, photographie et narration visuelle.
Passionné par le pouvoir du récit visuel et son impact social, il explore les dynamiques urbaines et culturelles à travers son travail.
En 2023, il remporte le Grand Prix Face à la Mer, ce qui lui offre l’opportunité de suivre la formation Transmission en photojournalisme en France. Cette expérience lui a permis d’affiner son regard documentaire et de renforcer sa capacité à raconter des histoires ancrées dans le réel. Il a participé à une exposition collective au festival Visa pour l’Image.
Depuis février 2024, Abderrahmane est membre de Hans Lucas, où il collabore avec des médias et des institutions, tout en affirmant son identité photographique.
Son approche repose sur une esthétique soignée et une attention particulière aux détails, cherchant à capturer la mémoire des lieux et des individus tout en mettant en lumière les mutations sociales et les récits intimes.
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2023 a été décerné à Rime Sabbar pour sa série red and green.
Prix :
Une exposition produite et offerte à l’auteure au Festival L’œil Urbain, de Corbeil-Essonne.
Un espace pro dans les réseaux Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Rime Sabbar
Rime Sabbar est une photographe documentaire autodidacte et une conteuse visuelle, basée à Tanger au Maroc.
Le travail de Rime se concentre sur l’exploration des émotions humaines, de l’identité, des luttes sociales, tout en mettant en lumière les problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Sensibilisée aux arts dès son plus jeune âge, elle s’est d’abord appuyé sur l’écriture pour s’exprimer et appréhender le monde qui l’entoure. La découverte de la photographie a été un moment majeur dans l’évolution de son expression artistique. Peu à peu, elle découvre « que l’écriture ne pourra jamais surpasser le pouvoir d’une simple photographie« .
Pour elle, la photographie est un moyen de capturer ce qui ne peut être mis en mots. Ainsi, au-delà de l’indéniable aspect documentaire de ses photographies, son travail apparaît en filigrane comme une tentative de préserver l’instant présent contre l’inexorable fuite du temps et de nos mémoires.
2022
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2022 a été décerné à Imane Zaoin pour sa série Aita.
Prix :
– 3 000 € de dotation permise par NFiniti et par FYS
– Une place dans la formation professionnalisante Transmission by Hans Lucas (valeur commerciale de 4.000 euros)
– Un espace pro dans le réseau Hans Lucas et Face à la mer
– un abonnement à Pixtrakk
Imane Zaoin
Iman Zaoin est née en 1996 à Assisi en Italie. Elle est une photographe marocaine-italienne basée au Maroc.
En 2021, elle termine son Master en médiation interculturelle et coopération au développement. Pendant ce parcours universitaire, elle s’intéresse à l’étude des sociétés arabes contemporaines, avec l’intention de mieux comprendre son histoire personnelle et ses origines.
La photographie, une passion qui l’accompagne depuis les années de l’adolescence, devient un outil de compréhension de la réalité et de découverte personnelle.
Son travail aborde plusieurs sujets tels que la mémoire et les migrations, avec une attention particulière pour le vécu des gens en situation de marginalité.
Sa première série photographique « Lucioles » est une exploration personnelle sur les traces de ses mémoires d’enfance au Maroc.
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2022 a été décerné à Yassine Sellame.
Prix :
– Dotation de 850 € de droits d’auteurs
– une exposition produite par le Festival L’oeil Urbain et récupérée par l’auteur
– un espace pro dans le réseau Hans Lucas et de Face à la Mer
– un abonnement à Pixtrakk
– un accompagnement professionnel sur l’année par Lorenzo Virgili (Transmission)
Yassine Sellame
Yassine Sellame est un photographe originaire de Marrakech. Il commence à shooter en 2015 en analogique. En 2016, il achète ses propres produits chimiques C-41 et expérimente le développement.
Yassine est également un grand passionné de skateboard, qu’il pratique depuis de nombreuses années, en parallèle de la photographie. Deux disciplines qui cohabitent et viennent nourrir sa créativité.
Il fait sa première exposition à l’occasion de l’Arabfest (à Pilsen, en République Tchèque) puis expose au festival Transforma en 2018. Ses photos sont ensuite présentées dans plusieurs magazines : Crook Skate Mag, GQ Middle East Magazine, Vice Arabia… Elles ont également fait l’objet d’une exposition dans l’espace du célèbre artiste et pionnier du pop art marocain, Hassan Hajjaj, lors du festival Art Fair de Marrakech, en 2019.
Yassine a exposé son travail en France lors du festival photographique L’œil Urbain de Corbeil Essonne.
2021
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2021 a été décerné à Amine Houari pour sa série Territoires.
Prix :
Une dotation de 4 000 € par la fondation Alliances et Pixtrakk.
Un espace pro dans le réseau Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Amine Houari
Amine Houari cultive une passion profonde pour la photographie.
Né en 2000 à Fès, c’est au Maroc qu’Amine Houari puise son inspiration et nourrit son imaginaire.
Attiré par les questions de territorialité, il aime explorer tour à tour l’identité du lieu de la personne, mais aussi la relation intrigante que tisse l’Homme avec son entourage et son environnement.
En 2019, son travail est mis en avant lors de l’Exposition inaugurale du Musée national de la Photographie de Rabat (Maroc) et lors de la 2ème édition de l’Africa Photo Festival of New York.
En 2020, le Prix ComtemporARTE de l’Université de Huelva (Espagne) lui est remis pour sa série de photos intitulée « En el Mar« .
Engagé, il co-fonde en 2020 le collectif Noorseen qui espère propulser les jeunes photographes marocains sur la scène internationale.
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2021 a été décerné à Yzza Slaoui pour sa série Sincerely, Tendrara.
C’est au cours de son projet Sincerely, Tendrara, que Yzza Slaoui nous a quittés le 28 novembre 2021, dans un accident de la route dans la province de Figuig au nord-est du Maroc.
Ce Prix a été remis à sa famille à titre posthume.
Yzza Slaoui
Yzza Slaoui est une jeune photojournaliste marocaine dont le travail se situe à la croisée du journalisme, de la photographie et du développement humain. Ses principaux domaines d’intérêt sont le changement climatique, les situations de conflit et le statut des femmes.
À travers son travail, Yzza Slaoui révèle les différents aspects que peut prendre la condition humaine en ce début de XXIe siècle, avec une attention particulière pour les formes de vie les plus vulnérables. Cette attention est guidée par sa conviction que c’est à travers la narration photographique de ces vies précaires que nous pourrons rendre clairement visible ce qui resterait autrement vague et abstrait.
Le travail de Yzza Slaoui nous invite à appréhender la vie dans ses deux dimensions inextricables : d’une part la vie biologique ou physique, l’existence des corps en interaction avec un environnement naturel, d’autre part, la vie comme existence biographique et sociologique, donnant à chacun, individu ou groupe, la capacité de se souvenir et de construire sa propre histoire.
Yzza Slaoui est diplômée de l’Université de Warwick, de l’Université de Cambridge et a obtenu un master en ethnographie et réalisation de documentaires à l’University College London. Elle est membre de Women Photograph et de Native Agency.
Son travail a été présenté dans plusieurs expositions internationales à travers le monde, notamment au Musée Macaal de Marrakech, au Festival de la photographie de Zingst en Allemagne, au Festival MAP de Toulouse, où elle a reçu le prix in memoriam Révélation Face à la Mer, et à l’exposition Photography 4 Humanity au siège de l’ONU à New York.
Yzza Slaoui a également travaillé avec plusieurs agences internationales telles que Vice, Azeema, et Good Broadcast.
2020
Pas de Grand Prix FALM en raison de la crise du COVID
(seul est remis le Prix Révélation)
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2020 a été décerné à Giulia Frigieri pour sa série Surfing Iran.
Prix :
Une dotation de 1000 € par le Festival MAP de Toulouse.
Une exposition produite et offerte à l’auteure.
Un espace pro dans les réseaux Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Giulia Frigieri
Giulia Fugieri est une photojournaliste et photographe documentaire italienne, qui se concentre sur des thèmes tels que la jeunesse, l’identité et la représentation féminine dans la région MENA et la Méditerranée.
Giulia a déménagé à Londres à l’âge de 19 ans, où elle a vécu pendant plus de six ans, obtenant un diplôme en anthropologie et médias à l’Université Goldsmiths en 2013. Sa passion pour les portraits et la narration s’est épanouie parallèlement à ses études d’anthropologie et, après quelques années passées à Londres, Giulia s’est envolée pour vivre au Maroc en 2015. En 2016 elle étudie la narration et le photojournalisme à l’École danoise des médias et du journalisme à Aarhus au Danemark.
Son travail vise à explorer les récits visuels des communautés arabes (à la fois dans la région MENA et en Europe) et de la jeunesse méditerranéenne qui perturbent les stéréotypes et les idées fausses. Il met en lumière des histoires de courage et d’autonomisation, à travers de multiples domaines, du documentaire à la mode.
2019
GRAND PRIX
FACE A LA MER
Le Grand Prix 2019 a été décerné à Seif Kousmate pour sa série À 6 mètre au pays des rêves.
La dotation du Prix des Rencontres photographiques professionnelles méditerranéennes Face à la mer inclut :
– Une formation à Paris de 10 jours au sein de la prestigieuse école de journalisme CFPJ : https://www.cfpj.com/
– Un espace membre et accompagnement professionnel par Hans Lucas et Hans Lucas Méditerranée durant un an : http://hanslucas.com/
– Une participation – conférence et projection – à Photo Doc. 2019 à Paris : https://photodocparis.com/
– Une exposition à la librairie galerie Les insolites à Tanger : https://www.facebook.com/Lesinsolitestanger/
– Une exposition durant le festival In Cadaqués en septembre 2019
– Une dotation financière de 2000 $ par la Fondation Alliances.
À la vue de la qualité des parcours et séries présentées, les membres du jury ont décidé d’attribuer des mentions spéciales à M’hammed kilito, Youcef Krache, Fethi Sahraoui, Yoriyas ainsi qu’au Collective 220.
Seif Kousmate
Seif Kousmate est un artiste plasticien né à Essaouira et vivant à Tanger, au Maroc. En 2014, il quitte sa carrière d’ingénieur civil et achète son premier appareil photo, à l’âge de 26 ans.
Artiste autodidacte, il débute son parcours photographique par l’exploration de la photographie documentaire. Son objectif se concentre alors sur la capture des diverses manifestations de la marginalisation en Afrique.
Ses premiers projets ont servi de plateforme aux récits de la jeunesse rwandaise après le génocide, des anciens esclaves de Mauritanie (les Haratins) et des migrants subsahariens en quête d’une vie meilleure en Europe.
Au Maroc, le travail de Seif s’est articulé autour des célébrations de Boujloud et a documenté la vie dans les montagnes de l’Atlas face aux changements climatiques. Il travaille actuellement sur sa série « Waha » et sur sa première monographie, un essai de quatre ans consacré aux oasis et aux transformations qu’elles subissent.
La pratique artistique de Seif a évolué au cours de la dernière décennie, se mêlant désormais à l’art contemporain et à la photographie. Son prochain projet explore la masculinité et la paternité, repoussant les limites de la photographie pour l’amener vers l’installation et la vidéo.
Il a cofondé le collectif KOZ en 2020.
PRIX RÉVÉLATION
FACE A LA MER
Le Prix Révélation 2019 a été décerné à Céline Croze pour sa série SQEVNV.
Prix :
une dotation de 1000 € par le Festival MAP de Toulouse.
Une exposition produite et offert à l’auteure.
Un espace pro dans les réseaux Hans Lucas et Face à la mer.
Un abonnement à Pixtrakk.
Un accompagnement professionnel par Lorenzo Virgili (Transmissions).
Céline Croze
Céline Croze est une artiste visuelle née au Maroc et basée à Paris.
Sensible aux fêlures que traverse notre société, elle utilise les codes cinématographiques pour transgresser le monde qui l’entoure et s’immiscer dans les failles de ceux qu’elle regarde. À la frontière du documentaire et de l’onirisme, elle tisse une esthétique picturale faite de matière, de répétitions et de résidus d’histoires.
Il y a là une forme d’errance poétique : un lien entre les lieux chargés et les âmes blessées, entre l’intimité et l’universel.